Cantiere biografico
degli Anarchici IN Svizzera








ultimo aggiornamento: 10/08/2022 - 18:34

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NICOLET Albert

Orologiaio incisore



Graveur



La Ferrière BE 23.3.1850 - 2.12.1905.
Originario di la Ferrière

Apprendistato a Ginevra GE, poi operaio incisore di orologi a La Chaux-de-Fonds NE.
Membro del comitato federale della FG di La Chaux-de-Fonds nell'agosto 1875. Ricostituisce con altri due incisori orologiai Frédéric Graisier e Jacob Spichiger e il bulinista Auguste Spichiger un laboratorio cooperativo a Le Locle /NE nel 1877 (?). Collabora a Le Révolté di Ginevra.
Il 17 e 18 agosto 1889 partecipa con altri all’affissione nei diversi centri principali svizzeri (Ginevra, Losanna, Bienne, Thun, Basilea, Olten, Bienne...) del “Manifeste des anarchistes suisses”,  stampato a 10'000 esemplari in Francia da J. Grave e diffuso con altri compagni orologiai, tra cui Charles Froidelance, Paul Janner, Marc l’Eplattenier, Arthur Monnin, Jules Coullery, Alcide Dubois, Rieser, Meyrat, Marthe Wirz, Emile Allemand (che compariranno come testimoni dichiarandosi... corresponsabili). Il manifesto proclama la propaganda del fatto, accusa l'autorità delle espulsioni di numerosi anarchici stranieri, si oppone alla creazione di un posto permanente di un procuratore generale della Confederazione, e al rafforzamento della polizia politica... Per questo manifesto verranno processati alle assise della Camera criminale del Tribunale federale a Neuchâtel: Nicolet come l'autore (redatto su richiesta del gruppo anarchico di La Chaux-de-Fonds), Félicien Darbellay  di Losanna e  Ferdinand Hänzi di Basilea, in quanto diffusori dello stesso, poi tutti e 3 assolti il 20.12.1889 perché il Codice penale non prevedeva la repressione di minacce generali proferite contro l'ordine sociale e politico. Membro del comitato organizzatore del Primo maggio 1891.
Collabora a St.Imier /BE con Alcide Dubois e Jules Coullery all’opuscolo “Les anarchistes et ce qu’ils veulent”, stampato e diffuso nel 1892. Collabora con Aimé Bovet negli ambienti operai, contro il socialismo riformista. Per il Primo maggio 1893 con altri distribuisce un manifesto detto degli “Des anarchistes jurassiens”, in cui si incitano gli operai a distanziarsi dalla festa del lavoro, diventata una processione pacifica che va a terminare nella melma parlamentare.
Il 29.7.1894 espulso dalla Francia.
In quanto anarchico nel 1895 verrà espulso dal Cercle ouvrier con Bovet e Auguste von Gunten. Collabora a Les Temps Nouveaux  con brevi cronache dalla Svizzera (vedi per es. No 2 del mese di maggio e No 3, entrambi del 1895).
Nel 1904 è sempre militante del Groupe Libertaire di La Chaux-de-Fonds.


Né à La Ferrière (Jura bernois) le 23 mars 1850, mort le 2 décembre 1905.

Après son apprentissage à Genève, Nicolet revint travailler dans l’horlogerie à La Chaux-de-Fonds. Il adhéra à la section locale de la Fédération jurassienne et fut élu membre de son Comité fédéral en août 1875. Avec deux autres graveurs, Frédéric Graisier et Jacob Spichiger, et le guillocheur Auguste Spichiger, il reconstitua la coopérative ouvrière du Locle vers 1877. Il envoya plusieurs articles au Révolté à Genève.
Les 17 et 18 août 1889, il participait à l’affichage dans les principales villes de Suisse (Genève, Lausanne, Bienne, Thoune, Bâle, Olten, Bienne...) du Manifeste des anarchistes suisses bilingue,  imprimé par Jean Grave à Paris à 10' 000 exemplaires. Ce manifeste proclamait la propagande par le fait, dénonçait les expulsions par les autorités de nombreux anarchistes étrangers, s’opposait à la création d’un poste de procureur général de la Confédération suisse et au renforcement de la police politique. Ses responsables présumés pasèrent en procès à la Chambre criminelle du Tribunal fédéral, réunie à Neuchâtel : Nicolet comme auteur du texte (qu’il avait rédigé sur demande du groupe anarchiste de La Chaux-de-Fonds), Félicien Darbellay de Lausanne et Ferdinand Hänzi de Bâle, comme diffuseurs. Plusieurs témoins, Charles Froidelance, Paul Janner, Marc l’Eplattenier, Arthur Monnin, Jules Coullery, Alcide Dubois, Rieser, Meyrat, Marthe Wirz, Emile Allemand, affirmèrent avoir participé activement à la diffusion de l’affiche. Les trois accusés furent acquittés le 20 décembre 1889, le Code pénal ne prévoyant pas la répression de menaces générales proférées contre l’ordre social et politique.

Nicolet se chargea depuis 1890 d'encaisser en Suisse les ventes et les abonnements au journal de Jean Grave, La Révolte (Paris).
Il fut membre du comité d'organisation du 1er mai 1891.
En 1892, Nicolet rédigea avec Alcide Dubois et Jules Coullery de Saint-Imier la brochure Les anarchistes et ce qu’ils veulent, publiée anonymement à Genève.  Il militait parmi les ouvriers contre le socialisme réformiste, notamment avec Aimé Bovet. Le Premier Mai 1893, ils distribuèrent un manifeste signé des anarchistes jurassiens, encourageant les ouvriers à se distancer de ce qui était devenu la fête du travail, un cortège pacifique menant à la fange parlementaire.
Nicolet fut expulsé de France le 29 juillet 1894. En 1895, il envoya de brèves correspondances de Suisse aux Temps Nouveaux de Paris (voir par exemple les numéros 2 et 3 de mai 1895). La même année, il fut expulsé avec Aimé Bovet du Cercle ouvrier de La Chaux-de-Fonds, en tant qu’anarchiste.
En 1904, il militait toujours au Groupe Libertaire de La Chaux-de-Fonds. Une liste des membres du groupe en 1907 signale son décès.


FONTI:

GB-ME / Guillaume / Hans-Peter Renk, solidaritéS, Ginevra 24.1.2002 / Tribune de Genève 1.9.1989 / Gazette de Lausanne 22, 23.10.1889 / 20, 21, 23.12.1889 / La Révolte (Paris), 1890-1891 / CAC Fontainebleau/ La Sentinelle, avril 1891 / Archives Préfecture de police, Ba 1509.




CRONOLOGIA: