Cantiere biografico
degli Anarchici IN Svizzera








ultimo aggiornamento: 10/08/2022 - 18:34

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TEMPIA Pietro (Pierre)

Commerciante



Mezzana Mortigliengo (NO) 1867- Ginevra GE 25.12.1940.

Segnalato dalla polizia francese come anarchico e residente a Ginevra nel 1894.

"... Era venuto all'anarchia fin dalla prima giovinezza e per più di mezzo secolo mantenne fede alla nostra idea, attraverso tutti i cambiamenti di situazione e di fortuna. Questa fedeltà incessante ad una causa, a una propaganda, a un movimento sociale prova una profonda convinzione, un forte carattere, un sincero idealismo. Fu tra i primi e più costanti sostenitori del Risveglio socialista anarchico, con lo pseudonimo di LUI.
Non ci fu iniziativa anarchica in Svizzera, Italia e Francia alla quale non abbia partecipato. Ebbe ospiti in casa sua compagni noti ed ignoti, malgrado la sua grande attività in commerci ed imprese. La cosa pubblica non cessò mai d'appassionarlo e provò un vero entusiasmo giovanile per la rivoluzione spagnola. Si recò in Catalogna per studiare da vicino la grande trasformazione economica e le sue possibilità. Più d'uno che si diceva compagno, per aver migliorato alquanto la sua condizione, ci abbandona quasi che le nostre idee non avessero più ragion d'essere. Non così Pietro Tempia, che non mutò mai la sua attitudine verso di noi, seguendo col più vivo interesse le nostre pubblicazioni. A Pietro Tempia, rimasto sempre nella vita pubblica dal buon lato della barricata, senza vani timori, vada da queste pagine che ebbe care l'ultimo commosso saluto."
(Prob. Luigi Bertoni).
 


"Voici les paroles prononcées par le camarade Bertoni à l’incinération de Pierre Tempia : La mort ayant désormais terrassé une vie humaine, il se produit parmi les témoins angoissés de la douloureuse lutte un instant d’abandon. L’irréparable s’est accompli et notre existence nous paraît quelque chose de bien fragile, mais c’est cette fragilité même qui doit nous la faire paraître plus précieuse et nous enseigner la nécessité de bien la vivre. C’est ainsi qu’au lieu de nous absorber dans la mort, nous en revenons à considérer notre tâche de vivants à remplir dans la mesure de nos moyens et de nos forces. Je viens ici vous parler de Pierre Tempia, d’un camarade, d’un ami de presque un demi-siècle, qui pendant une aussi longue période, à travers tous les changements de situation et de fortune, n’a jamais cessé de s’intéresser à notre propagande d’émancipation intégrale. Une vie, à laquelle à aucun instant il n’a été donné de jouer aucun rôle en vue, peut néanmoins avoir été une vie à rappeler, à souligner au moment où elle s’éteint. Car il y a déjà un grand mérite dans la fidélité incessante à une idée, à une cause, à un mouvement social, à travers toute une longue existence, sans jamais se laisser aller au scepticisme et au désespoir. Cela prouve une profonde conviction, un fort caractère, un sincère idéalisme. Trop d’égarés sont prêts à suivre tous les remous d’une époque fiévreuse, à ne s’inspirer qu’à des succès d'ailleurs éphémères à se contredire sous prétexte d’un réalisme consistant non pas à combattre les maux, mais â les accepter comme n’étant, hélas ! que trop réels Celui qui, comme Pierre Tempia, demeure fidèle à une idée, dont il n’a tiré d’ailleurs aucun profit et à laquelle il s’est donné généreusement, celui là offre un exemple bien louable. Que dire aussi du fait de vouer un constant intérêt à la chose publique, de vibrer et de se passionner pour elle, non pas en suivant la mode ou le succès du moment, mais en demeurant attaché à des principes bien définis, même quand ils paraissent sombrer? Et ces principes sont ceux de la plus large liberté, réalisée par l’entière solidarité. Les deux termes sont inséparables et ceux qui les dissocient retombent fatalement dans un ordre, qui n’aura de nouveau que le nom, alors que l’ancienne iniquité continuera à sévir sous des formes à peine modifiées.
Avec quel juvénile enthousiasme, Pierre Tempia salua la révolution espagnole, ses réalisations et ses promesses, faisant même preuve sur sa destinée d’un optimisme que le froid examen des faits ne permettait guère, hélas ! Je ne sais plus quel personnage historique a dit qu’il n’est pas besoin d’espérer pour œuvrer, pensée qu’Elisée Reclus devait exprimer sous cette nouvelle forme : « Ce n’est pas une question d’espérance mais de conscience ». Oui, plus que par espérance nous sommes appelés à agir par conscience, par le fait que nous ne pouvons malgré tout que vouloir la fin de tout ce qui blesse, opprime, amoindrit, dégrade la personne humaine. Pouvons-nous espérer aboutir dans notre courte vie à un tel résultat? Certes, non, et pourtant dans notre for intérieur nous sentons qu’il faut lutter quand même, bien mieux que cette lutte n’est pas vaine, et ne pas la poursuivre serait étouffer ce qu’il y a de meilleur en nous, ce qui a été de tout temps l’apport le plus efficace à la cause du progrès. Voilà les pensées que m’inspire le souvenir du mort avec lequel nous sommes venus ici nous entretenir une dernière fois, par une émouvante fiction qui voudrait retenir, approprier, hériter de ceux qui nous quittent la partie la meilleure. Avec chaque parent, ami, camarade qui disparaît, nous avons comme le sentiment d’une période aussi de notre vie qui s’achève,d’un bien que nous ne oonnaî trons plus, d’un compagnon qui nous a quitté le long de la route. L’irréparable s’est accompli une fois de plus et nous ne pouvons que serrer nos rangs et continuer notre œuvre de véritable rédemption de la misère et de l’ignorance et de tous les maux qui en découlent. Puissions-nous y demeurer fidèles comme Pierre Tempia jusqu’à notre dernier souffle"


FONTI:

GB // Risv.+ Rév.[clandestino], Quelques part en Suisse, gennaio 1941 / Etat signalétique confidentiel des anarchistes étrangers non expulsés résidant hors de France: Etat A, décembre 1894 /




CRONOLOGIA: